lundi 29 septembre 2014

A tous les jeunes parents et futurs parents!

Après ce weekend en famille, me voilà de retour pour pousser un "petit" coup de gueule. Rien de grave rassurez-vous.

Ce dimanche, justement, lors d'un dîner familiale avec mes parents, nous parlions de ma reconversion (amorcée depuis plusieurs mois maintenant, mais j'y reviendrais!!) et je me suis entendue dire (après avoir placé que je me suis retrouvée à faire mon premier métier par défaut) "Mais tu as fais ce que tu as voulut, nous on ne t'as jamais empêché de faire quoi que ce soit et on t'as soutenu jusqu'au bout!"

Ce qui fondamentalement est vrai, mais pas tout à fait exact.

Revenons donc sur mon parcours scolaire et mes jobs successifs.

Depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours voulu être vétérinaire, ou du moins travailler avec des animaux. Des métiers comme lad ou maréchal ferrant me fascinais aussi mais dans une moindre mesure. Sans avoir été une élève brillante, je m'en suis toujours plutôt bien sortie, mes points forts étant le français et la biologie. Par contre, j'ai toujours été nulle en math et ce qui se passa en seconde n'arrangea pas mon aversion pour cette matière!

Donc nous voilà lors de ma fin de seconde, ou l'on m'annonce que malgré mes notes excellente en biologie, je n'avais pas le niveau en mathématique pour passer en section S et m'ouvrir les portes d'une école vétérinaire. J'avais alors 16 ans (je venais de redoubler ma seconde pour essayer d'avoir le niveau requis en math) et tous mes rêves étaient brutalement stoppés. Que faire? On me sommait de choisir une filière et le temps pressait. Qu'à cela ne tienne, je me retournais vers les autres métiers qui me fascinaient, et là, deuxième douche froide. On m'a répondu que l'orientation pour faire ces métiers se faisait bien plus tôt, que j'étais allé trop loin dans mes études pour revenir en arrière.

Quand vous avez 16 ans et que vous ne savez pas vraiment comment se passe la vie et qu'en plus vous êtes influençable et découragé, vous avez tendance à prendre ce que l'on vous dis pour argent comptant. Bon, même si je n'aurais certainement pas pu être vétérinaire, si mes parents, à ce moment précis, m'avais dis "Attend c'est vraiment ce que tu veut faire? Alors on va voir si il n'y a pas de moyen pour rattraper ces filières!" tout aurais été différent. Parce qu'il en existe des moyens, passerelles et autres, mais je ne le savais pas et personne ne me l'as dis. Je sais j'aurais pu m'accrocher, m’entêter et trouver par moi même, mais le système d'orientation scolaire était tellement opaque et internet si peu répandu à l'époque, que c'était quasiment mission impossible.

Bref, ma prof de biologie de l'époque me proposa une filière qui permettait de faire du scientifique sans avoir besoin des maths. J'ai accepté et ce fut le début d'un parcours en ligne droite ou aucun des débouchés ne m'exaltais, mais je n'avais plus le choix. C'est ainsi que je suis sortie d'un BTS Analyses biologiques en tant que technicienne de laboratoire. Je vous épargnerais les vicissitudes de ce métier qui dés le départ à tout fait pour me dégoutter: entre la pression, la surcharge de travail, les collègues même qui se plaisent à t'enfoncer pour se sentir mieux (bon il y a eu de rares exceptions en la personne d'un de mes témoins de mariage ;) ) jusqu'aux patients mêmes qui ont finit par me dégoutter du genre humain.

Pour sortir de ce marasme ou je me retrouvais englué, je me payais alors une formation à distance d'auxiliaire vétérinaire que je finis en 3 ans (et avec mention très bien), mon fils étant né entre temps.

Nous sommes maintenant en ce début d'année 2014, je suis technicienne de labo depuis 10 ans et je suis dépressive au dernier stade. Mon seul îlot de sérénité est ma famille et ma ville que j'adore et où j'habite depuis 2 ans. De guerre las, mon mari un jour me demande de donner ma démission, que ça ne peut plus durer, et que je dois me reconvertir. Il me rappel que je l'ai toujours soutenu quand il s'est lancé pour réaliser son rêve et devenir journaliste jeux vidéo (ce qu'il est depuis une dizaine d'année maintenant). je pose donc ma démission et me voilà aujourd'hui m'occupant d'une petite boutique et venant de réaliser quel est le métier que je veut vraiment faire (qui est aussi la raison pour laquelle j'ai crée ce blog). 

Alors s'il vous plaît, vous qui aurez eu le courage de me lire jusqu'au bout (oui parce que c'est un pavé quand même!! lol) ne renoncez jamais, il existe toujours des moyens détournés pour arriver à son but et pour les parents aidez vos enfants et renseignez vous pour les soutenir au maximum dans leur choix de carrière. Si mes parents l'avais fait, je ne serais pas passé par des années de dépression et d'autodestruction. Merci à tous!

2 commentaires:

  1. Bravo Natacha, je suis 100% d'accord avec toi. La pression des profs, des parents et nos choix difficiles d'ado, font souvent que nous nous retrouvons dans des situations qui ne nous plaisent pas. J'occupe moi aussi un poste qui ne me plait pas du tout alors que j'aspirais à bien d'autres métiers-passions, mais faute de moyen financiers ou intellectuels, j'ai du y renoncer. Aujourd'hui je sens un mal être général mais je n'ai encore pas trouvé le moyen de m'en sortir, j'y travaille. Je te souhaite plein de réussite.

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  2. Pourquoi renoncer, il n'est jamais trop tard Fanchon!!
    Je vais te le montrer et après promet moi que tu agiras!!! :)

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